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Partage pour ces fêtes de fin d'année

  • Photo du rédacteur: Vanessa Quindici
    Vanessa Quindici
  • 19 déc. 2025
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 déc. 2025


L'arrivée des fêtes de fin d'année m'a inspirée ce tout premier post et m'a donné envie de vous partager une pratique oubliée, ô combien importante, et de vous inviter à expérimenter une action consciente et bienfaisante avant vos repas.



L’hiver - comprendre sa symbolique et son enseignement


L’hiver marque un moment particulier dans le cycle de l’année. La lumière décroît, le froid s’installe, la vie extérieure ralentit. Dans la nature, tout se replie : la sève redescend vers les racines, l’activité se met en veille, l’énergie se concentre à l’intérieur pour préserver l’essentiel.


En médecine chinoise, cette période correspond à l’élément Eau, symbole de profondeur, de mise en réserve, et de potentiel. Ce n’est pas un temps de production ou d’expansion, mais bien un temps de dépouillement, de préservation et de régénération. Ce qui n’est pas visible en surface continue pourtant à se préparer en profondeur.


Ce moment de l’année est célébré dans de nombreuses traditions. En Occident, avant la fête de Noël, les cultures préchrétiennes célébraient le solstice d’hiver, notamment à travers la fête de Yule. Ce passage marquait un point de bascule : la nuit atteint son maximum, puis la lumière recommence lentement à croître. Dans des sociétés paysannes étroitement liées à la terre et aux saisons, ce repère était fondamental - symbole de joie et d’espoir dans ce renouveau en préparation. Il rappelait que, même dans l’obscurité et le froid, la vie se maintient et se prépare à rejaillir au printemps.



Ces traditions mettaient donc l’accent sur la cohérence d’une vie en harmonie avec les cycles de la Nature. En hiver, les maîtres mots en adéquation avec nos besoins physiologiques sont : ralentir, préserver ses ressources, se recentrer, se sécuriser, renforcer les liens et ramener de la joie et de la chaleur dans nos foyers.



Revenir à l’essentiel, jusque dans l’assiette


Aujourd’hui, ce rythme saisonnier est souvent mis à mal. Le mois de décembre devient un temps d’agitation intense, alors même que le corps, le système nerveux et la digestion auraient besoin de l’inverse. C’est dans ce contexte que la question du rapport au repas prend tout son sens.


Nous mangeons fréquemment dans la précipitation : l’attention est dispersée, les gestes deviennent mécaniques, l’esprit occupé à juger le repas, à penser à ce que l’on devrait manger ou à anticiper ce qu’il faudra faire ensuite pour « compenser ».

Or, manger en étant présent à soi et à son repas est l’un des piliers d’une bonne digestion, non seulement sur le plan physiologique, mais aussi nerveux et émotionnel.

Le contenu de l’assiette est important, mais l’état dans lequel nous mangeons l’est tout autant : il conditionne notre capacité à digérer, assimiler et recevoir.


Dans un environnement qui sollicite en permanence notre attention et épuise notre système nerveux si nous ne nous arrêtons jamais, revenir à des gestes simples, concrets, profondément humains devient essentiel.


L’hiver, par sa nature même, nous y ramène : moins de dispersion, plus de présence, plus de profondeur.

Autrefois, de nombreuses cultures marquaient un temps de pause avant le repas : une bénédicité, un remerciement, un moment de silence.


Il s’agissait surtout de reconnaître la valeur de ce qui allait être reçu, et de quitter l’agitation pour entrer pleinement dans l’acte de se nourrir.


Aujourd’hui, nous pouvons nous faire le cadeau de recréer cela.



Revenir à soi avant de passer à table


Les repas de fête arrivent souvent déjà chargés : attentes, émotions, souvenirs, excitation, fatigue. À cela s’ajoute une pression accumulée bien en amont — préparatifs, organisation, sollicitations répétées — qui maintient l’esprit en activité constante depuis plusieurs semaines.


En médecine chinoise, l’entité Pancréas/Rate est responsable de la transformation et du recentrage. Elle permet d’être “au centre”, à la fois physiquement et mentalement. Lorsque l’attention est dispersée, sursollicitée, cette fonction est mise à mal, ce qui perturbe directement la digestion.


Avant même de manger, le mental est alors très présent. Revenir à soi avant le repas devient un véritable acte de soutien pour le corps.





Proposition d'un exercice pour soi


Il ne s’agit pas de “bien faire”, ni de juger ce que vous mangez, mais simplement d’être là.

Avant le repas – 1 à 2 minutes, seul(e) ou accompagné(e) 🙂


1- Marquez une pause avant le repas :

Asseyez-vous. Fermez les yeux si cela vous est plus confortable.


  • Faire un état des lieux du corps :


Prêtez attention à votre respiration.

Comment est-elle ? Rapide/lente

Dans quelle partie du corps se situe t-elle ? Au niveau de la cage thoracique ? Ou descend-elle jusque dans le ventre?


Observez également votre corps. Ressentez-vous de la détente ou bien identifiez-vous des tensions ? Comment sont positionnées vos épaules - sont-elles hautes et crispées ou plutôt basses et relâchées?

Avez-vous chaud, froid ? Est-ce que la chaise est confortable ? ...

Comment est votre niveau de faim maintenant ?


Notez juste cela dans votre esprit.


  • Observez vos pensées :

Maintenant, soyez attentif à ce qui traverse votre esprit — obligations, jugements, inquiétudes — sans chercher à les supprimer. Dites-vous intérieurement :


« Voilà mes pensées du moment, et je n’ai pas besoin d’y répondre maintenant. »


  • Revenez de nouveau au corps :


Respirez

Prenez quelques grandes respirations lentes, en allongeant surtout l’expiration.

Sentez simplement l’air entrer et sortir progressivement.

Laissez le corps s’installer, se détendre dans l’assise.


Revenez aux sensations

Refaites un tour rapide de vos sensations dans le corps, de votre posture. Et reposez-vous la question : “Comment est mon niveau de faim ? ” Notez les différences, s’il y en a.


(tout ce processus qui consiste à faire un "check-up" du corps et de l'esprit devient assez rapide et intuitif après quelques fois)


2- Posez une intention

Silencieusement ou, comme un partage à toutes les personnes qui sont présentes si vous le souhaitez, vous pouvez formuler une intention simple pour ce repas, par exemple :


  • « Je prends ce repas pour me nourrir profondément et me faire du bien. »

  • « Je choisis d’être pleinement présent à ce moment. »

  • « Je remercie pour ce que je reçois lors de ce repas. »


Il ne s’agit pas de forcer une émotion, mais simplement de donner une direction à ce repas. Trouvez une phrase qui vous parle. Appropriez-vous ce moment.




L’hiver nous rappelle que prendre soin de soi commence souvent par des gestes simples, discrets, mais essentiels.

Je vous souhaite de vivre cette fin d’année en restant au plus proche de votre rythme, de vos besoins, et de ce qui vous fait réellement du bien.


Belles fêtes de fin d’année à toutes et à tous !


Chaleureusement,


Vanessa

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